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mardi 28 juin 2022

jacques halbronn Autour du dernier film de Bunuel. "Cet obscur objet du désir " sur les femmes

jacques Halbronn autour du dernier film de Bunuel : » Cet obscur objet du désir » sur les femmes Il. ne fait pas de doute que l’ultime film de Bunuel entend traiter du comportement féminin et il le fait sur un mode acéré. Il commence à présenter son « hérôine » au moyen de deux comédiennes, Carole et Angela qui alternent, incarnant ainsi une certaine dualité. Ce film recoupe peu ou prou ce que nous avons développé sous le titre de « psychologie sensorielle ». où le mot « sens » est à double sens, tant physique que moral. Selon nous, le ça de la topique freudienne correspondrait plus à une absence qu’à une présence. Chez la femme, le « ça » -au prisme de l’ouie et de la vue- pourrait dès lors impliquer un manque de controle de ce qui se donne tant à voir qu’à entendre. On serait dans le n’importe quoi. Dans son ouvrage Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus. John Gray, nous enjoint de ne pas prendre trop au sérieux le propos féminin lequel reléve le plus souvent de la provocation, ce qui est bien dans la ligne du ça. Propos outranciers peu préoccupés des conséquences et produits dans l’instant de façon compulsive, sans retenue,bref déshinibés. Tout se passe comme si les femmes pouvaient se permettre de dépasser les bornes. Il est vrai qu’autrefois, c’était en quelque sorte leur privilége, leur compensation à une certaine marginalité. De nos jours, en revanche, du fait des prétentions des femmes à l’égalité, un tel arrangement passe de moins en moins bien car on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. C’est ainsi que le fait d’affirmer une telle égalité ferait partie de cette tendance à la provocation, ce qui veut dire qu’au fond les femmes n’y croient même pas elles -mêmes. Elles savent pertinemment qu’il serait vain d’essayer de comparer la contribution des femmes à celles des hommes, au cours des derniers siècles, qui ont pourtant été marqués par une augmentation de leurs « chances ». Elles savent que face à un nom de femme, on peut mettre en balance une centaine de noms d’hommes. Mais ça les amuse de se faire les avocates du diable. JHB 28 06 22