"Désormais, vous pouvez profiter de nos vidéos sur you tube en demandant simplement "teleprovidence"ou "Halbronn". Si certaines vidéos en venaient à manquer sur notre site, elles seront sur You Tube"
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vendredi 8 mai 2026

…jacques halbronn Anthropologie. Dilemme: être une machine ou s'en servir d'une?

…jacques halbronn Anthropologie. Dilemme: être une machine ou s'en servir d'une? Selon nous, il vaut mieux faire appel à quelqu'un de programmé, dès la naissance, pour accomplir certaines tâches, certaines fonctionnalités plutot que de construire et.ou de recourir à quelque instrument. On se protégera d'autant mieux des machines que l'on prendra conscience de notre être machine et de celui de notre prochain. Wikipedia "L 'animal-machine est une thèse de la biologie selon laquelle le comportement des animaux est semblable aux mécanismes des machines. Comme les machines, les animaux seraient des assemblages de pièces et rouages, dénués de conscience ou de pensée. Cette conception mécaniste pour comprendre le corps vivant naît chez René Descartes au XVIIe siècle, et s'intègre dans une vision mécaniste du réel. Descartes reconnait néanmoins des différences entre machine et animal : l'animal est vivant et il a des sentiments. Ses implications éthiques et religieuses en font une théorie controversée. Dès sa publication, elle est combattue par des penseurs comme Pierre Gassendi et plus tard par des empiristes comme Étienne Bonnot de Condillac dans son Traité des animaux. Elle est toutefois largement influente dans d'autres courants. Au XVIIIe siècle, La Mettrie en propose une version radicalisée, où l'homme lui-même est assimilé à la machine (L'Homme Machine)." Nos travaux sur les "topiques sensorielles", sur le Moi et le Surmoi, peuvent tout à fait servir à la thèse de l'homme -machine autour de sensibilités spécifiques et de certitudes limitées à certains champs. Cela vaut également au niveau cyclique, ce qui correspond à la condition "adamique", sensible à la cyclicité, à la périodicité. Se dessinent ainsi trois catégories humaines qui, ensemble, font société : les femmes et les animaux (odorat, goût, Ich, vie privée, famille),les hommes ( vue, ouie, über Ich, sens du général, de la chose publique) et les adamiques, Sur humanité (cycle Zéro/45 de Saturne) Paradoxalement, plus on assume une certaine condition mécanique et moins on est à la merci des machines, lesquelles nous aliénent en nous coupant de nos fonctionnalités viscérales, congénitales, innées. Autrement dit, il convient de respecter optimalement, les "dons", les aptitudes de chacun car la non exploitation de celles-ci hypothéque le bon fonctionnement de la Cité (''cf l'épisode de Sodome, in Genése sur la proportion requise de " Justes"(Tsadiqim) Dans le Livre d'Osée, Dieu réprouve ce qui a été fabriqué de main d'homme alors qu'il faudrait se limiter à ce qui est en l'homme lui même! C'est bien là tout le probléme des idoles; Se servir de machines, d'objets, c'est nier ce que Dieu a mis en l'Homme! Actes des Apotres ch VII 48 Pourtant, le Très-Haut n’habite pas dans ce qui est fait de main d’homme, comme le dit le prophète : Osée 8 …5L'Eternel a rejeté ton veau, Samarie! Ma colère s'est enflammée contre eux. Jusques à quand refuseront-ils de se purifier? Il vient d'Israël, un ouvrier l'a fabriqué, Et ce n'est pas un Dieu; C'est pourquoi le veau de Samarie sera mis en pièces. Puisqu'ils ont semé du vent, ils moissonneront la tempête; Ils n'auront pas un épi de blé; Ce qui poussera ne donnera point de farine, Et s'il y en avait, des étrangers la dévoreraient. " Ce qui vient du Royaume d'Israël (ou de ce qui en subsiste) n'est pas "kasher", fabriquer un objet, c'est tenter de se substituer au Créateur. Mais notre vision mécaniste ne renvoie pas à la Nature première mais à une SurNature, ce qui correspond à une autre théologie, celle de l'Election. Force est de constater qu'hommes et femmes ne trouvent pas leur plaisir et leur bonheur de la meme façon, ce qui vient mettre en échec le principe d'égalité des sexes. Encore faudrait-il faire la part des invertis, ce qui risque fort de venir fausser le protocole d'observation. Il y a 50 ans, nous avions élaboré une typologie "(cf notre Astrologie Sensorielle, in Revue Cosmopolitan, décembre 197, p. 76) que nous n'avions pas encore, à l'époque, associée à la question du genre. Nous pensons que cela reléve de la Subconscience, de la physiologie congénitale et non de quelque modéle social imposé par l'éducation et la Société comme on voudrait nous le faire accroire. Selon nous, nos comportements relévent d'une finalité sensorielle d'ordre physiologique. Cela passe notamment par la bouche, chez la femme organe de la parole et plus largement de l'émission de bruits (cf l'enfant) et chez l'homme organe sexuel (baiser, cunilingus), soit les deux modes de contact, de communication. On s'intéressera ici aux préliminaires. Pour parler, il faut s'emplir d'informations -en lisant, en écoutant, que l'on pourra transmettre oralement et pour avoir envie de l'autre physiquement, il faudra d'abord observer les visages que l'on trouvera plus ou moins attirants, inspirants et notamment les narines.(nasophilie) Dans un cas comme dans l'autre, le médium importe plus que le message. Un homme regardera parler une femme qui lui plait et la fera parler, en lui posant toutes sortes de questions. Ce qui rend la cohabitation problématique entre les genres tient au fait que l'homme a besoin de silence pour sa vie intérieure car il ne saurait ^etre un simple réceptacle d'information comme la femme et la femme, quant à elle, ne supportera la présence d'un homme qu'à condition de ne pas ^etre indisposée par la saleté ou l'odeur. En fait, l'homme et la femme sont programmés pour détecter des dysfonctionnements; l'homme concernant le corps social, la femme concernant le corps physique, ce qui détermine des orientations socio-professionnelles bien distinctes., d'où des sources de conflits lors de cohabitations prolongées. JHB 08 05 26

dimanche 29 mars 2026

Jacques halbronn Ethno-méthodologie de divers milieux/terrains

Jacques halbronn Ethno-méthodologie de divers milieux/terrains Hommage à Yves Lecerf " Informaticien et ethnologue. Chercheur en informatique, linguistique et ethnométhodologie, Yves Lecerf été professeur d'informatique à l'Université Paris VIII et fondateur du département informatique et de l'UER informatique et linguistique de l'Université Paris VIII. A été directeur d'un laboratoire d'ethnométhodologie à l'Université Paris VII " L'éthnologie est un des volets de notre activité de chercheur et vient compléter nos travaux relatifs à des corpus culturels (Nostradamus, Bible, linguistique, Tarot, Astrologie etc) Nous avons, le plus souvent, filmé les rencontres dont il s'agit. Le milieu juif On commencera par notre expérience du milieu juif depuis 1967 laquelle se répartit en quatre temps. l'immersion en Israel 1968-69 et les Langues O (1975 -1979), la création du CERIJ, le Cercle d'Etude et de Recherche sur l'Identité Juive et la mouvance laique (1978-2000), avec la publication de Cahiers et l'organisation de Colloques.le Mouvement Juif libéral de France (depuis 2014), Le mouvement mibéral s'en tient à l'hébreu alors que la très grande majoriité de son auditoire ignore cette langue en dehors de savoir la lire, si tant est que les codes de lecture qui nous sont parvenus soient valables. Pour notre part, nous préconisons l'usage du français, langue qui nous semble plus proche de la langue originelle du "plan divin" que ne l'est l'hébreu (cf notre blog "langue sacrée". Peu à peu nous avons abandonné la mouvance laïque pour développer une théologie originale,accordant une place centrale à l'Astrologie , comme vecteur central d'un "plan divin". D'où une soutenance de thèse sur la place de l'astrologie dans la pensée juive médiévale. Les café philos Nous avons participé à des café philos, notamment à partir de 2014 avant de lancer le notre en 2018, sous le label "café philo macdo) jusqu'en 2025. les participants appartenaient assez souvent à des habitués des restaurants solidaires et nous nous rencontrions tard dans la soirée dans des MacDonald's.Ils acceptaient d'être filmés et mis en ligne sur You Tube comme nous l'avions obtenu dans les salons de voyance. On notera l'absence de femmes dans cette expérience en ce qu'il n'était pas question de s'épancher sur son cas personnel. La fréquentation de restaurants "solidaires" et émeraudes nous aura fait cotoyér des populations africaines et asiatiques. Auparavant, nous avions été un habitué des restaurants universitiaires, notamment celui de la Cité Internationale, face au Parc Montsouris. Le milieu des associations astrologiques Dès 1967, année où nous découvrions les arcanes de l'astrologie, nous fréquentames le CIA (Centre International d'astrologie) dont nous deviendrons Vice président en 1973. En 1975, nous fonderons le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU) organisant un grand nombre de colloques dans tout le monde francophone; Très vite, nous avons proposé de nous démarquer du thème natal, outil privilégié et de nous émanciper de la tutelle de l'astronomie dont il ne fallait garder que quelques vecteurs. le milieu des salons de voyance Nous avons filmé des dizaines de nos entretiens avec des voyants et voyantes. (Parapsy notamment). près de 300 entre 2013 et 2024. Chaque fois, la question de la prise de conscience de certaines facultés médiulniques se posera. A la différence des astrologues, les médiums sont leurs propres outils. Dès les années 69, nous avons fréquenté les milieux spirites (Rue Copernic, rue des Gatines etc) Mais les tête à tête avec des voyantes furent pour nous une source de satisfaction visuelle. le milieu des avocats En 1976, nous avons eu un premier contact avec un avocat à la suite d'une publication diffamatoire, Il nous fallut protester du fait que cet avocat avait chargé du dossier un jeune collaborateur. En 1986, une association astrologiqu dont nous étions devenu le Président par interim avait connu une dissolution problématique. En 1991, la famille d'un auteur décédé nous poursuivit, Mais c'est à partir de 2024, que nous avons eu à plonger dans ce milieu, à la fois en raison d'une affaire d'expulsion. Nous avons eu affaire à deux fronts: celui de notre bailleur et de son avocate mais aussi celui des avocats par lesquels il fallait passer. Quand cela relevait de l'Aide Juridictionnelle, nous avons eu affaire à des retards et des reports chroniques et quand il fallait les payer à des procédés douteux.** Le milieu des femmes Nous avons baigné dans ce milieu en ce qu'il est intrusif (notamment du fait des téléphones portables) et s'impose, se donne volontiers, non sans désinvolture, en spectacle.Cela nous a conduit à développer la thèse des topiques sensorielles selon laquelle les femmes seraient très marquées par les stimuli olfactifs, ce qui expliquerait leur vocation hygiénique alors que les hommes seraient plus sensibilisés par la qualité des paroles. Les femmes tendent à parler de leur propre expérience, de leur vécu alors que les hommes seraient plus tentés par la théorie et la généralité. Le milieu des jury de thèses En 1988, j'avais fait la connaissance de Lecerf (né en 1932) lequel avait accepté de prendre le relais de Louis Jean Calvet (Paris v) pour diriger une thèse de doctorat en linguistique, qui trainait depuis cinq ans avec une fréquenttaion du Centre Cjarles V. Au bout du compte, Lecerf, en 1995, peu de temps avant sa mort ne put que m'accorder qu'un DESS à Paris vIII.https://fr.scribd.com › document › Premiere-partie. Le milieu astrologique. Ses membres et ses structures, ce qui sera publié en partie dans le Guide Astrologique (Ed O. Laurens 1997) Soutenance filmée Nous nous engagerons dès 1973 dans un cursus honorum qui ne s'achèvera qu'en 2007, 34 plus tard. C'est ainsi que notre thèse d'Etat engagée avec Jean Céard en 1985 ne débouchera qu'en janvier 1999. Au cours de ces années que le directeur peut prolonger indéfiniment, aucune rémunèration n'est accordée ni de droit à la retraite. Un milieu "sectaire" (Moon) Habitant à proximité de centre parisien unificationniste, nous avons fréquenté leurs réunions(entre 2012 et 2026)/ Nous avions déjà eu vent de ce mouvement par Christian Gourdain (1950 2025) auteur d'une thèse (avec Claude Gaignebé) Le tao de la divination : le dieu structural et la théologie de l'unification.(1989) L'antisémitisme était récurrent sous sa forme théologique. Il fallait, pour Moon, prendre la reléve du judéo-christianisme. Pendant 6000 ans, Dieu ("le parent céleste) avait du souffrir de l'ingratitude et de la désobéissance du peuple élu mais il fallait remonter à Adam, péché originel oblige On peut ici parler de mythomanie, Moon se présentant comme le fils unique de Dieu et son épouse comme la fille unique de Dieu. "Mythomane = se dit d'une personne qui raconte, en les présentant comme réels, des faits imaginaires auxquels elle finit par croire. La personne mythomane s'attribue le plus souvent un rôle flatteur dans les récits qu'elle invente, ce qui peut expliquer la confusion fréquente entre les deux mots" Selon cette secte "le but ultime de la Providence du salut consiste, par conséquent, à ce qu'un homme et une femme, représentant Adam et Eve, soient restaurés comme Vrais Parents centrés sur l'amour vrai de Dieu, afin qu'une vraie famille puisse être créée" à savoir le couple Moon. . A Paris, l'auditoire des office dominicaux était essentiellement constitué de noirs et de couples mixtes (blanc et jaune). On avait affaire à un soft power coréen à parir de vidéos montrant des réunions animées par des Asiatiques.En tant que Juif, ce messianisme venu d'Asie nous interpellait et finalement nous inspirait dans notre formation théologique, ce qui nous était rendu accessible par notre formation hébraique en Israel puis à Paris, aux Langues O', Le mileu musical Nous avons suivi les concerts depuis notre adolescence, inscrits aux JMF (Jeuneses Musicales de France) nous constituant une discothèque classique sans apprendre à déchiffrer une partition. Avec l'acquisition d'un piano Rameau en 1988, puis Kawai, en 2004, nous avons amorcé une carrière d'improvisateur et nous avons mis en ligne notre production., passant ainsi de l'autre côté de la barrière.Nous avons suivi les soirées Animato et celle de l'Ensemble Orchestral Eric Van Lauwe ou encore les concerts de l'Eglise Saint Merry mais nous avons fini par préférer jouer sur un piano électrique Rowland au Centre Lumière, où avait été transférée la BPI, en raison des travaux engagés au Centre Pompidou. Nous pratiquons une musique contemporaine en recherchant des combinatoires sonores particulières - nous parlons de "couleurs de musique". Certaines personnes se sont permis de nous demander si nous avions appris à jouer du piano. Le mileu de la cinémathèque Dès notre installation en 1966, dans le XIIIe arrondissement, nous avons fréquenté la rue d'Ulm, dans les locaux de l'Instiut Pédagogique (et non de l'Ecole Normale Supérieure) ainsi qu'au Palais de Chaillot. Mais notre rapport au cinéma nous aura avant tout sensibilisé à la présence féminine à l'écran, avant même d'avoir des rapports sexuels.Notre cinéphilie nous aura finalement conduit à la production de vidéos avec la chaine Teléprovidence, en 2008. Par la suite, nous avons été un consommateur assidu de la Cinémathèque, dans les locaux du XIIe arrondissement, rue de Bercy. On y cotoyait toute une faune d'addicts qui souvent se contentaient de parler d'un film comme on le ferait d'un repas. Le milieu nostradamique A partir de 1985 et notre participation à un Colloque à Saint Rémy de Provence, nous avons passé beaucoup de temps à explorer la littérature du prophétisme qui offrait des ouvertures universitaires plus attractives que celle de l'Astrologie, d'où une thèse d'Etat en 1999 Le texte astrologique en France, Formation et fortune.puis en 2007 sur la naissance de la critique nostradamique (Post Doctorat EPHE) Nous avons ainsi participé à plusieurs sites, dont celui de Robert Benazra (Ramkat),de Patrice Guinard, de Mario Gregorio. Il ne s'agissait pas tant de faire des interprétations des Centuries que de repenser la chronologie des éditions en signal,ant notamment les contrefaçons antidatées. Les résistances à nos thèses auront été assez constantes et beacoup d'historiens ont fait la sourde oreille, notamment lors de la célébration en 2003 du cinquiéme centenaire de la naissance de Michel de Nostredame en 1503. JHB 29 03 26

jeudi 22 janvier 2026

jacques halbronn La Vie Astrologique. Les 30 ans de la FDAF. 1996-2026

jacques halbronn La Vie Astrologique. Les 30 ans de la FDAF. 1996-2026 L'annonce pour la fin de l'année des 30 ans de la FDAF ne nous semble pas avoir été une bonne idée si on compare son bilan aux 20 ans puis aux 30 ans du MAU (fondé 20 ans plus tôt) célébrés en 1995 et 2004. Voyons un peu les traces de ces 30 ans FDAF. Les choses avaient bien débuté, il est vrai, Il y a eu en 1998 Astroculture, la parution d'un ouvrage du XVIIe siècle sur Placidus. Début des années 2000 , des réunions à la Maison des Mines à Paris, avec Michel Cazenave, auxquelles nous avons participé. (2004-2005) - Journées Européennes d' Astrologie dont il ne reste aucune trace vidéo. Le fait que le président ait résidé en province, à Nantes, n'a pas été un atout et l'adresse parisienne n'était qu'une boite aux lettres, rue de Cronstadt. En 2001 nous avions représenté la FDAF au congrès espagnol d'Andorre. Signalons en distanciel la Lettre des Astrologues à laquelle nous avons contribué. La grande réussite aura été le label FDAF qui aura attiré pas mal de professionnels. Mais des ruptures ont eu lieu avec Didier Geslain et Serge Bret Morel (passé à l'astrosceptique). Le refus de situer l'astrologie dans le créneau prévisionnel a posé probléme et fait polémique. alors que tout indique que l'avenir de l'Astrologie est intimement lié à la recherche en cyclicité. Le congrès anniversaire des 30 ans du MAU de 2004 (intégralement filmé pour You Tube) aura rassemblée une pléiade d'astrologues de haut niveau et la FDAF en fut absente. Elle ne prit pas non plus le virage de la télévision astrologique à partir de 2007-2008 -TELEPROVIDENCE. Il est vrai qu'il y eut la pandémie COVID et le départ d'Alain de Chivré pour raisons de santé. On en revient à présent à un remake en mineur des congrès du MAU d'il y a 50 ans, avec des congrès ne réunissant qu' une demi-douzaine d'intervenants de marque(depuis 2022) à Paris comme en province et un public payant d'astrophiles anonymes. En 2000, le congrès MAU -CURA aura déjà surclassé les initiatives de la FDAF laquelle avait un stand au Salon des Astrologues de Santoni au Palais des Congrès jusqu'en 2005. Rappelons que la FDAF est une scission en 1996 du RAO lyonnais. de Robert Jourda (cf notre GUIDE DE LA VIE ASTROLOGIQUE 2006-2007 tout comme le MAU avait été une scission du CIA en 1975 avec une dynamique autrement plus puissante que celle de la FDAF, 20 ans plus tard! De nos jours, en 2026, les choses ne se jouent plus en présentiel et l'organisation de réunions locales nous apparait comme quelque peu anachronique. C'est pourquoi d'ailleurs, c'est surtout sur le web que la FDAF a une certaine forme d'existence, grâce au brio de Marc Brun qui a soutenu la FDAF à bout de bras depuis une bonne décennie, donnant ainsi le change. Faut-il enfin rappeler ce qu'a d'impropre le terme de Fédération dans le cas de la FDAF, dès lors qu'elle ne rassemble pas d'associations mais des personnes privées à la différence des fédérations qui l'ont précédé dans les années 80? JHB 22 01 26

lundi 15 décembre 2025

jacques halbronn Anthropologie. Autour du Mythe de la Caverne. Les topiques sensorielles.

jacques halbronn Anthropologie. Autour du Mythe de la Caverne. Les topiques sensorielles. La Grotte de Platon, attribué à Michiel Coxcie, milieu du XVIe siècle. Huile sur bois de peuplier. Musée de la Chartreuse, Douai. exposé temporairement à Beaubourg en octobre 2016 pour Magritte, la trahison des images web "L’allégorie de la caverne est une allégorie exposée par Platon dans La République. Elle expose en termes imagés les conditions d'accession de l'humain à la connaissance du Bien, au sens métaphysique du terme, ainsi que la transmission de cette connaissance. L'allégorie met en scène des humains enchaînés et immobilisés dans une caverne. Ils tournent le dos à l'entrée et voient non pas les objets, mais les ombres des objets qui passent devant cette entrée et sont projetées contre le mur. Ils croient voir la réalité, alors qu'ils n'en voient qu'une projection." Selon nous, la caverne est un lieu de peu de visibilité, donc avec un rôle faible de l'observation visuelle. Comment communique-t-on dans l'obscurité, sans la lumière du jour? Il nous semble raisonnable que les humains ainsi immobilisés accorderont plus d'importance à l'odorat, lié à une présence rapprochée alors que pour les humains extérieurs à la caverne, les distances seront plus étendues, la vue acquèrant ainsi un statut privilégié pat delà même une parole en un lieu confiné. Le langage non verbal sera hors de la Caverne la norme alors qu'il en sera quasiment exclu au sein de la Caverne. Deux humanités se dessinent avec des pratiques écologiques bien distinctes, l'une bruyante, celle des gens de la Caverne, l'autre pusante, celle des gens du plein air. Encore de nos jours, un tel clivage est tout à fait perceptible, ce qui est un frein à la cohabitation entre les gens de la caverne et ceux qui ne le sont point, lesquels ne partageront pas les mêmes valeurs, repères: celle de l'accueil comme celles du rejet. Selon nous, les femmes sont surtout compatibles avec la mentalité de la Caverne, d'où leur propension irrépressible à meubler les silences, à n'importe quel prix, tous les prétextes étant bons. Il faut rire, s'esclaffer, bref faire du bruit, parler fort plutôt que chuchoter alors que pour les hommes, la débauche sera d'un autre type, avec une certaine liberte au niveau hygiénique.'négligence dans la toilette comme dans la lessive) et peu de disposition à capter la parole d'autrui. LEs femmes sont douées pour protéger contre tout ce qui ne sent pas bon, ce qui n'est jamais très bon signe, elles excellent dans les relations de proximité, intimes alors que les hommes auront un champ de conscience plus large et détecteront et signaleront des problémes d'interêt général, public. Pour les femmes, si chacun fait attention, le monde se portera mieux alors que pour les hommes, s'il n'y a pas au gouvernement un chef vigilant, la société est menacée (cf le Juste dans l'épisode de Sodome, avec Abraham, Livre de la Genése) JHB 15 12 25

jeudi 30 octobre 2025

jacques halbronn Le Front Républicain 2024 et une majorité impossible. Phase 45 de Saturne

jacques halbronn Le Front Républicain 2024 et une majorité impossible. Phase 45 de Saturne On peut parler avec les accords de 2024 pour former un "Front Républicain" d'une journée de dupes. En effet, il s'agissait finalement d'une recette électorale et non de la constitution d'une nouvelle majorité, et on a vu ce que cela a donné, à savoir que le Front en question n'a pas été capable de produire un Premier Ministre non censurable en raison des calculs d'un J. L. Mélanchon qui n'avait nullement l'intention de placer une telle alliance en mesure de gouverner. Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci. La reproduction totale ou partielle d’un article, sans l’autorisation écrite et préalable du Monde, est strictement interdite. Pour plus d’informations, consultez nos conditions générales de vente. Pour toute demande d’autorisation, contactez syndication@lemonde.fr. En tant qu’abonné, vous pouvez offrir jusqu’à cinq articles par mois à l’un de vos proches grâce à la fonctionnalité « Offrir un article ». Dans le texte ci dessous, on trouve d'étranges expressions: ". Le Nouveau Front populaire devient le premier bloc de l’Assemblée, suivi de près par le camp présidentiel. Par Matthieu Goar "Dans un mélange de suspense, de fébrilité et d’angoisse pour une grande partie des Français après la dissolution décidée par Emmanuel Macron au soir des élections européennes, le second tour des élections législatives a abouti, dimanche 7 juillet, à une nouvelle étape de la recomposition politique. Malgré une poussée inédite de l’extrême droite, avec la constitution du plus gros groupe de l’histoire pour le Rassemblement national (RN), le front républicain a tenu dans de nombreuses circonscriptions, ce qui a permis à l’alliance de gauche, le Nouveau Front populaire (NFP), et à la majorité présidentielle sortante, Ensemble, de faire mentir les sondages en devenant les deux premiers blocs de cette nouvelle Assemblée nationale. Un Hémicycle qui écarte l’hypothèse d’un gouvernement brun, mais qui n’éclaircit en rien les mois à venir, puisque aucune majorité absolue ne se dégage, malgré l’élan démocratique." "" On posera la question suivante : est ce que le dit Front avait pour objet de mesurer les forces respectives du NFP et de la "majorité présidentielle"? Il semble bien , comme le déclare le RN d'une "escroquerie" puisque cela ne débouche pas sur une coalition gouvernementale avec même pas un soutien sans participation comme cela se pratiqua par le passé/ On peut donc parler d'un sabotage de la constitution. Sur le web "Deux conclusions peuvent être tirées. À court terme, on comprend mieux la difficulté pour le front républicain du 7 juillet (2024) de se perpétuer en coalition gouvernementale ou prioritaire. À moyen terme, on doit mesurer que le coup d’arrêt brutal donné à la progression du RN ne résistera pas mécaniquement à toutes les configurations d’un second tour d’élection présidentielle et notamment à un hypothétique affrontement entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon". Faut-il être surpris par une telle "magouille" où l'on veut le beurre et l'argent du beurre? La victoire contre le RN mais pas la possibilité de gouverner pour autant. il s'agit là, stricto sensu, d'une "mauvaise action", d'un tour de passe passe. Astrologiquement, cela s'explique (en astrologie septénale du moins) du fait de la phase 45 de Saturne qui favorise ce genre de dérive et de déviance. La phase zéro est le temps des coups fourrés. Ici, Saturne en poissons, signe mutable à la fin du quadrant hivernal. Lucie Castet, proposée comme future Première Ministre n'avait ainsi aucun scrupule à occulter l'accord de "front républicain" pour ne retenir que la victoire d'un bloc NFP alors que celui ci avait été remplacé par la formation d'un Front Républicain. Il y a là une extréme mauvaise foi qui correspond tout à fait à l'esprit "45", en phase avec la psychologie féminine, peu apte à détecter et à dénoncer les aberrations intellectuelles. Tous les coups sont permis! JHB 29 10 25

mardi 26 août 2025

jacques halbronn LA recherche ne vise pas à apprendre mais à désappre...

jacques halbronn La vie astrologique Le clivage Fédération-Enseignement versus Recherche Astrologique. apprendre et désapprendre

jacques halbronn La vie astrologique Le clivage Fédération-Enseignement versus Recherche Astrologique. apprendre et désapprendre Il importe de distinguer ces deux voies de la vie astrologique que nous avons empruntées tour à tour.(création en 1980 à Bruxelles d'une Fédération francophone) L'esprit Fédération concerne les personnes par delà les idées, l'esprit Recherche les idées par delà les personnes. Il y a un temps pour telle approche et un temps pour telle autre. En Astrologie septénale, ce sont des périodes saturnienes de 3 ans et demi, 3,5 (28/8) qui alternent et que nous appelons Hessed, avec un principe d'addition et Din avec un principe de soustraction. En phase Hessed, nous voyons d'abord les ressemblances alors qu'en phase Din ce sont les différences qui nous sensibilisent. C'est ainsi que les années 1985-88 furent placées sous le signe de Hessed, avec le signe mutable du Sagittaire avant de basculer en capricorne, l'un des 4 signes cardinaux. Au niveau des colloques,le milieu astrologique allait se diviser à partir de 1989. D'un côté sur Paris, les "astrophiles", les enseignants (AGAPE) de l'autre, en province, des rencontres internes entre chercheurs.( Rouen, Montluçon, Angouléme, Dijon) En 1985, eut lieu en phase Hessed, un congrès à Orléans, organisé par Denise Daprey, réunissant diverses associations. C'était une époque fédérative: Fédération de Danilèle Rousseau, FEA de l'Enseignement Astrologique de Mme Daprey. Le facteur Enseignement s'oppose, selon nous, au facteur Recherche car la Recherche met en question tout enseignement/ Jacques halbronn a toujours séparé la Faculté Libre d'Astrologie de Paris de ses Colloques à la différence d'un Yves Lenoble visant le quantitatif plus que le qualitatif du public. En 1986, jacques halbronn se fera même élire vice-président du GERASH après avoir organisé un colloque en 1984 à Lyon, fief de cette association. Il faut comprendre que toute phase est en réaction par rapport à la phase précédente, en prend le contre -pied: Trop de Hessed conduit à Din et vice versa. La phase Hessed est marquée par une expansion, voire une collaboration d'où une "résistance" Si l'on en revient à notre Vie astrologique actuelle, notons la montée en puissance de la FDAF de Marc Brun en phase Hessed. -Saturne en Poissons, signe mutables comme le Sagittaire) Une telle structure se veut au service du milieu astrologique, en solidarité avec les praticiens et les enseignants au regard d'un socle commun. Or, il importe de comprendre ce que signifie la "Recherche Astrologique" (RA Comme pour le CURA (Centre Universitaire de Recherche Astrologique) de Patrice Guinard (en Anglais "Astrological Research" (ISAR),et à quel point elle ne tend pas nécessairement à ménager les pratiques routinières en cours chez les uns et les autres, aux dépends des diverses structures associatives qui les abritent. La nouvelle phase Din exige selon nous de "sacrifier" certaines vaches sacrées comme le nec plus ultra, le carcan du "thème natal" individuel, ce qui correspond à l'égocentrisme féminin. Comme déclarent certains, être astrologue c'est quand même arriver à gagner son pain, à remplir le frigo. La phase Din, c'est le refus des étiquettes, de ce qui est figé, de ce qui est mis dans le même sac. Selon nous, le colloque est un espace du désapprendre., ce qui correspond à l'esprit de la recherche alors que l'enseignement , le cours (Hessed) est consacré à l'apprendre (Din): Sur le web "Et si on s’intéressait au désapprentissage … pour apprendre ? « Le difficile travail du désapprentissage » « consiste, pour un élève, à sortir des rails du chemin de pensée de ses réponses antérieures se référant à un ou plusieurs modes de compréhension ». Un jeudi sur deux, Jacques Marpeau, docteur en sciences de l’éducation et Daniel Gostain, enseignant spécialisé, membre de la FNAREN décortiquent une notion pour en faire un sujet de réflexion, pour ouvrir le débat, afin de mettre en relief les enjeux qui découlent de leur utilisation. Pour un élève, comprendre quelque chose de nouveau nécessite de sortir de ses façons antérieures de penser. Chaque nouvel apprentissage passe par une phase de déconstruction partielle de ses modes d’acquisitions existants. Il n’y a pas d’apprentissage sans désapprentissage et la difficulté majeure de tout apprentissage réside dans le « désapprendre » qui nécessite que l’apprenant se déprenne d’une partie de ce qu’il sait déjà. On ne perçoit généralement pas cette phase du processus d’apprentissage chez les élèves ayant confiance en eux-mêmes, car ils abordent l’inconnu avec curiosité. Mais le risque de déconstruction partielle des connaissances, des certitudes et des modes de pensée s’avère être difficile, voire impensable pour nombre d’enfants en situation d’équilibre affectif et relationnel précaire .Désapprendre, un travail difficile ?Le désapprentissage consiste, pour un élève, à sortir des rails du chemin de pensée de ses réponses antérieures se référant à un ou plusieurs modes de compréhension. Il y a altération des acquis et des équilibres que procuraient ces acquisitions. Ne pas comprendre, ne pas réussir du premier coup, est pour nombre d’élèves une atteinte à l’image de soi. Il y a frustration. C’est le dépassement de cette frustration qui permet l’accès à une compréhension « autre » et l’ouverture à un champ de compréhension jusqu’alors inconnu. La peur de se tromper ou d’être ridicule dans une prise de parole montre que les désapprentissages permettant à un élève d’accéder à de nouveaux savoirs déstabilisent aussi ses acquisitions émotionnelles, identitaires, affectives, et comportementales. L’imaginaire pédagogique d’un possible cumul progressif de savoirs fait illusoirement l’économie de ce processus de désapprentissage, qui passe par l’altération, la frustration et la mobilisation d’une énergie plus ou moins considérable en vue de son dépassement. Chez les enfants en grande insécurité, les désapprentissages passent par le réveil de l’expérience douloureuse de la perte, qui ne peut être vécue ni comme temporaire, ni comme partielle. On observe concrètement l’ampleur de ce phénomène en apprentissage de l’escalade, quand on demande à un adolescent d’adopter une position oblique au regard de la paroi en basculant partiellement son corps dans le vide, afin d’avoir un meilleur appui de ses pieds sur les aspérités et une meilleure lisibilité des prises hautes… et cela, en présence et sous le regard de ses pairs. Dans un équilibre précaire, la déconstruction des repères incorporés, de la verticalité, demande une énergie considérable. Selon Winnicott, le moindre changement, même en mieux, plonge les individus dans une « angoisse impensable » face au risque d’effondrement de la continuité de soi. En escalade, cela se traduit par l’angoisse de la chute ; bien qu’étant assuré par des cordages. C’est par un retour possible à la sécurité des références antérieures que l’on permet à un élève de se risquer dans de nouveaux modes de compréhension. Il s’agit pour lui d’apprivoiser ses peurs afin de s’essayer à jouer avec ses perceptions, ses émotions, ses pensées, ses certitudes en leur donnant un droit à expression, quelle qu’en soit la forme. La procédure ordinaire d’apprentissage progressif est alors temporairement détournée de sa visée d’acquisition et de maîtrise d’un résultat. Elle sert de « contenant » à l’insécurité de l’élève face à l’inconnu, afin qu’il puisse s’autoriser un tâtonnement et un cheminement personnel pour s’ouvrir aux plaisirs de la découverte dans les interstices de la contrainte. Cette ouverture à l’inconnu ne s’inculque pas, ne se transmet pas, mais passe par un travail d’élaboration qui nécessite, la restauration de la gratuité, rendant possible l’apprivoisement des perceptions du monde tant intérieur qu’extérieur. Quels enjeux du mode d’accès aux connaissances ? Une procédure d’apprentissage est, sous certaines conditions d’équilibre entre ouverture et contrainte, un moyen précieux offert à un enfant extérieur à la culture scolaire, de construire une démarche mentale, lui permettant d’envisager l’existence de réalités qu’il ne peut ni imaginer, ni percevoir, en l’absence d’expérience. L’enseignant doit pouvoir s’appuyer sur la procédure en l’interprétant, afin qu’elle devienne pour l’élève, un temps et un itinéraire balisés d’investissement possible dans une cheminement de pensée qui, pour lui, devient pensable, puisque réalisée par et avec les autres sous la garantie du maître. Encore faut-il pour cela que l’enseignant “tolère” le mode et le rythme de compréhension singulier de l’élève, ce qui nécessite qu’il s’autorise à sortir d’une pédagogie applicable à tous et au même rythme. Face à l’énigme de l’inconnu, dans le doute et la perte de ses repères, l’élève doit construire une hypothèse d’intelligibilité lui permettant de « s’y retrouver ». C’est un cheminement de recherche et d’élaboration d’intelligibilités possiblement pertinentes au regard de ce qu’il y a à comprendre. L’élève doit construire son propre chemin de compréhension de tout ou partie de la situation à comprendre, à partir de ce qui, pour lui, fait indice, signe et repère. L’élaboration est la recherche et la création d’une intelligibilité, là où l’apprentissage est une accoutumance à l’exécution d’une méthode. Elle est une dynamique de l’ouvert, par l’expression de soi dans la construction d’un chemin pour penser ce qu’il y a à comprendre. La mémorisation et reproduction d’une procédure utilisée lors d’un apprentissage ne garantit ni son intégration, ni son utilisation dans une situation différente. C’est la compréhension d’un processus sous-jacent au procédé qui rend possible la transférabilité des acquisitions au-delà d’une reproduction à l’identique. On parle souvent de « troubles de l’apprentissage ». Peut-on parler aussi de « troubles du désapprentissage » ? Je n’aime pas la notion de trouble. Elle se réfère au champ de la pathologie, c’est-à-dire au champ thérapeutique. Souvent, dans le champ éducatif, quand les gens sont en difficulté, on parle d’un problème pathologique : quelque chose ne va pas, parce qu’on voudrait que l’enfant soit comme on attend qu’il soit. Si j’aborde la notion de trouble, je vais plutôt parler « d’eaux troubles », de quelque chose qui n’arrive pas à s’identifier, à se mettre en image. Ce n’est pas nécessairement une pathologie, mais plutôt une hésitation : on n’a pas les clés pour comprendre et pour voir ce qui est à voir. Tu ne peux pas voir le soleil si tu n’as pas de lunettes fumées, ni voir, sans te protéger les yeux, dans une tempête de sable. Ce n’est pas un trouble lié à la personne, mais un trouble lié à l’ensemble du système. Ce qui est trouble, c’est ce qui n’est pas rendu sensible et perceptible par les sens. Je prends l’exemple de ce que j’appelle la sur-adaptation des enfants des rues, qui ne peuvent pas vivre à l’intérieur des établissements, parce que tous leurs repères sont des repères de survie, où, dès qu’ils sont dans un espace clos, ils n’ont plus les lieux et les possibilités de fuite. Il y a eu des études de faites qui sont remarquables là-dessus et qui montrent que leur instinct de survie fait qu’ils doivent pouvoir fuir dès qu’il y a une agression, et dès qu’ils sont dans un lieu clos, il n’y a plus d’espace de fuite. Ce qui est possible pour les uns est rendu impossible pour d’autres. Là où des gens, qui veulent la sécurité des enfants, les mettent à l’abri, à l’intérieur des maisons ou d’un foyer d’accueil, se trompent. Les troubles, on les vit au quotidien dans l’éducation spécialisée, sauf que le trouble de l’enfant trouble la compréhension de l’adulte et de l’institution. Mais ce n’est pas l’enfant qui est trouble, c’est la compréhension qu’on a de ce qui se passe. Parler de trouble est une facilité de langage pour se débarrasser de la question quand on est dans le champ de l’éducation : on se débarrasse de la question qu’on veut envoyer dans un autre champ, qui est le champ de la pathologie. On a ainsi fabriqué des pathologies parce que personne n’était capable de comprendre. Comment pourrait-il y avoir désapprentissage pour des enfants qui parfois n’apprennent pas ou oublient vite ce qu’ils apprennent ? Tu poses la question de l’apprentissage, qui est d’ailleurs un terme qui est un peu bizarre. Moi, je pense que c’est lié au fait que l’école n’apprend pas à penser : l’école apprend à se mettre dans des logiques, dans des tuyauteries. Ce n’est pas de l’apprentissage. On demande aux enfants de rentrer dans la logique du maître ou dans la logique du livre. Mais rentrer dans une logique, dans une tuyauterie, une procédure, ce n’est pas penser : il faut mettre sa pensée dans quelque chose qui est déjà construit et qu’on va suivre. Or, l’intelligence est de passer d’une logique à l’autre. Il y a une logique, un système de pensée, un paradigme, qui est pertinent dans tel domaine et totalement impertinent dans tel autre. Il faut accéder à l’intelligibilité de ce qu’il y a à apprendre. Il faut que ça ait un intérêt, qu’on mette en perspective, que l’élève se dise « ça peut m’intéresser parce que je peux en faire ça ». Si des enfants sont là juste parce qu’on leur a demandé d’être là et qui écoutent et emmagasinent juste le temps qu’on leur a demandé d’emmagasiner, on n’a pas compris ce qu’est un enfant. C’est pour ça que l’école maternelle était si essentielle et qu’elle est devenue un pré-apprentissage avant même qu’on ait construit les facultés d’intérêt, c’est-à-dire ce qui met en appétit de penser. On a remplacé les questions d’éducation par les questions d’apprentissages fonctionnels. Que pourrais-tu dire sur le désapprentissage de l’enseignant ? Est-il aussi nécessaire ? Il y a deux niveaux que j’entends dans ce que tu dis. 1) Si l’enseignant n’est pas alerté sur le désapprentissage, il loupe une marche dans sa pédagogie. S’il ne comprend pas les mécanismes de défense de l’apprentissage, il est incompétent pour travailler avec les gens qui ont le plus de difficultés d’apprentissage. 2) La question du désapprentissage pour l’enseignant va être encore plus compliquée parce que ça va jouer au niveau de son savoir. S’il n’est pas capable de faire un pas-de-côté dans son savoir, il va vouloir être nickel, aller au bout de quelque chose, et entraîner les élèves dans une gymnastique impossible. Mais eux-mêmes n’ont pas appris, donc le grand scandale, c’est l’absence de formation. Ils n’ont pas appris à avoir la liberté d’abandonner parfois le programme pour être présents à ce qui se passe et à ce qui est en train de se mettre en état de penser chez les élèves."Propos de Jacques Marpeau recueillis par Daniel Gostain JHB 26 08 25