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samedi 10 juin 2023

Jacques halbronn Sur les 4 topiques sensorielles. La vue, l'ouie, l'odorat et le toucher buccal

Jacques Halbronn sur les 4 Topiques sensorielles: la vue, l'ouie, l'odorat et le toucher buccal. Dans ce texte, nous entendons corriger nos précédentes descriptions où nous avions accordé trop d'importance au goût, suivant à tort une certaine tradition. En fait le goût en soi n'implique pas une relation à autrui si on le situe sur le plan alimentaire alors que les trois autres sens comportent bien cette dimension. Certes, la bouche fait partie des supports sensoriels mais essentiellement par le biais du baiser et non par l'ingurgitation de quelque nourriture et cela englobe le cunnilingus et la fellation, ce qui n'est pas expliqué dès l'enfance. En ce sens, la bouche est notre façon de "toucher" autrui en l'"embrassant" -autre formule assez vague alors que le verbe "baiser" a une autre tonalité, les mains n'étant certes pas absentes de l'étreinte physique.. Rappelons que pour nous le ça de l'homme concerne le nez et la bouche (un singulier) et celui de la femme les yeux et les oreilles (un pluriel). Le Surmoi de la femme concerne le plan olfactif et buccal/oral, ce qui explique que c'est sous cet angle que la "violence" masculine est stigmatisée autour de la notion de "viol", d'intimité physique contrainte et problématiquement consentie., en privé. Inversement, le Surmoi de l'homme visera chez la femmes ses débordements verbaux, ses façons de s'esclaffer, de rire bruyamment, entrainant toutes sortes de grimacements en public.. Nous avons déjà fait observer que le ça féminin se manifeste sur la place publique alors que le ça masculin est généralement cantonné dans la sphère privée, ce qui crée un certain déséquilibre au niveau de la nature et de la valeur du témoignage. Il nous apparait que les femmes auront tendance à minimiser les nuisances audiovisuelles et à dénoncer fortement les nuisances liées au corps, à son odeur, à sa proximité alors même que cela reléverait plutôt de l'intimité. D'où la problématique des violences conjugales dénoncées, révélées mais bien peu observables par autrui. Dès lors, l'homme est à la merci des déclarations des femmes, selon qu'elles pointeront le pouce vers le haut ou vers le bas, étant juge et partie. C'est alors que la "parole" féminine va peser, laquelle reléve du "ça", ce qui la rend ipso facto assez suspecte. JHB 10 06 23